Le baromètre

Le baromètre annuel de l’Observatoire solidaire fournit une base de connaissance inédite sur la situation des salariés-aidants en France. En mettant en lumière leurs enjeux et leurs attentes, il affine une perception jusque-là esquissée d’une population comptant près de 4 millions d’actifs.

Une étude auprès de 2 500 salariés des secteurs public et privé

Conduit chaque mois de juin par le cabinet Occurrence, le baromètre de l’Observatoire solidaire interroge un panel représentatif d’actifs sur la situation des salariés-aidants.

Similaires d’une année sur l’autre, les thématiques abordées permettent un suivi de la manière dont l’entreprise et ses salariés abordent et mesurent l’importance de cette cause nationale :

  • poids donné au sujet des salariés-aidants en comparaison d’autres thématiques RH ;
  • connaissance et opinion sur le sujet ;
  • degré de proximité ;
  • dialogue et échanges avec l’employeur ;
  • niveau de satisfaction sur la prise en compte du sujet ;
  • communication ;
  • implication actuelle et souhaitée des salariés ;

Un baromètre dupliqué auprès des 1 900 salariés
de La Mutuelle Générale

Désireuse de disposer de son propre outil de suivi interne, La Mutuelle Générale a fait le choix d’administrer le même baromètre auprès de ses équipes.

Chaque année, ses 1 900 salariés sont ainsi interrogés sur la cause des salariés-aidants. Les résultats obtenus aident l’entreprise à améliorer et à tester de nouvelles approches pour mieux prendre en compte les attentes de ses collaborateurs qui ont la charge d’un proche dépendant.

Les résultats du baromètre 2020

Le baromètre 2020 montre que les salariés-aidants sont une réalité connue, et même vécue par beaucoup. Le sujet manque pourtant de reconnaissance, alors qu’entreprises et salariés pourraient davantage se mobiliser.

 

  • Les salariés-aidants : une réalité dans l’entreprise d’aujourd’hui

Toutes entreprises confondues, ce sont 9 % des salariés qui se déclarent aidants en 2020. Si l’on ajoute ceux qui l’ont été par le passé, 1 salarié sur 4 est ou a été salarié-aidant en France.

Le paradoxe ? Seuls 31 % d’entre eux ont déclaré leur situation à leur employeur. Autrement dit, 7 salariés sur 10 poursuivent leur activité sans l’appui de leur entreprise.

 

  • Un fait qui suscite l’adhésion, mais qui n’entraine pas une forte mobilisation

Dans les aspects positifs, 89 % des salariés ont entendu parler des aidants familiaux, 86 % d’entre eux en ont une bonne opinion et 66 % en ont parlé au moins une fois dans l’année.

En revanche, ils ne sont que 19 % à connaitre un cas d’aidant dans leur milieu professionnel, contre 38 % dans leur vie personnelle.

Plus surprenant, le sujet mobilise peu en comparaison d’autres : le statut des salariés-aidants revêt une grande importance seulement pour 39 % des salariés, au même titre que la mobilité interne. La thématique reste loin derrière celles de l’égalité homme/femme (73 %) ou de la formation (63 %).

Conclusion de cette relative prudence ? Un niveau d’attente moyen au terme du questionnaire, à 6,7 sur 10.

 

  • Des relais identifiés en entreprise

Parmi les salariés, les encadrants, les femmes et les + de 50 ans sont les meilleurs promoteurs sur le sujet. Peut-être parce qu’ils sont les plus exposés ?

En outre, une très grande majorité des salariés semble prête à aller plus loin : 89 % souhaitent participer à une formation de sensibilisation sur la thématique des salariés-aidants.

 

  • Une solidarité entre salariés à encourager

De prime abord, seuls 30 % des salariés estiment qu’il leur revient de s’engager pour améliorer la situation des aidants familiaux en entreprise. A l’inverse, ils sont 65 % à envisager un don de RTT au profit de collègues salariés-aidants.

Un hiatus qui illustre bien tout le travail de sensibilisation et de pédagogie qui reste à mener par les entreprises !

Retrouver les résultats du baromètre détaillé

La Mutuelle Générale est depuis longtemps engagée sur les sujets de solidarité et de dépendance, notamment à travers sa Fondation en faveur des personnes atteintes de maladies neuro-dégénératives. Avec ce baromètre interne, nous allons aussi pouvoir agir au sein de notre entreprise pour améliorer la situation de nos salariés-aidants.

Christophe Harrigan

Membre du Conseil d’orientation et directeur général de La Mutuelle Générale